@Khrys@mamot.fr
Restons tout de même prudents et rigoureux : la politique d'accès et de liberté d'expression dans les médias publics est regionalisée en Belgique depuis plus de 30 ans.
L'extrême droite a accès aux médias publics en Flandre et pèse plus de 20% dans les urnes.
L'extrême droite en Belgique francophone est toujours "ostracisée" pour la simple raison qu'il est encore aujourd’hui très difficile de s'afficher franchement d'extrême droite dans la partie francophone du pays. C'est pourquoi le parti libéral a largement et très habilement multiplié les dérapages bien calculés pour gagner les dernières élections.
Ils peuvent se permettre de jouer ce jeu sans aucun risque parce qu'ils savent parfaitement qu'un parti d'extrême droite n'a aucune chance de succès à long terme en Belgique francophone, la toute première condition d'un tel succès étant évidemment une référence claire et incontestable à une communauté historique définie.
L'histoire de Rex l'a démontré dans les années 30. Après un succès électoral fracassant en 1936, Degrelle a conclu un accord secret avec le Vlaams nationaal Verbond, groupement nationaliste flamand, très hostile à l'état belge, perçu comme le dominant francophone. Cette tentative de rapprochement stratégique d'unification de l'extrême droite en Flandre, incompréhensible et surtout inacceptable pour son électorat fondamentalement unitariste, a provoqué le déclin inexorable de Rex par la suite.
https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/personnes/degrelle-leon.html
Cet épisode a révélé l'impossibilité de constituer un mouvement d'extrême droite en Belgique francophone sans le fonder sur l'état belge en tant que socle de référence. Plus personne n'y croirait aujourd’hui du fait de la séparation effective du pays, traduite dans les institutions et dans les têtes depuis maintenant presque 40 ans. C'est là la raison de l'absence d'une extrême droite prospère en Belgique francophone et aussi de la relative résistance électorale du PS wallon qui n'est certainement pas moins sale que le PS français.