- https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/040826/gens-du-voyage-gabriel-attal-cote-de-la-plaque ("Gens du voyage" : Gabriel Attal à côté de la plaque)
Source: https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3msb2ugayqs22
En Vendée ce jour le candidat à présenté son programme en matière de lutte contre "l'installation illicite des gens du voyage".
On en rirait s'il n'avait pas quelques chances d'être élu...
--<-- Le candidat à l’élection présidentielle promet une « vraie révolution de notre droit » contre les « installations illicites des gens du voyage ».
Derrière la formule apparaissent surtout un régime flou, un registre national inquiétant et plusieurs sanctions qui existent déjà.
Une question demeure soigneusement évitée : où les familles sont-elles censées pouvoir s’installer légalement ?
Après une première sortie particulièrement hostile à leur égard dans un entretien (https://www.lejdd.fr/politique/exclusif-gabriel-attal-je-propose-la-plus-grande-reforme-institutionnelle-depuis-1958-180333) accordé au Journal du dimanche le 1er août, Gabriel Attal poursuit son offensive.
Ce 4 août, à l’occasion d’un déplacement de campagne en Vendée (https://www.bfmtv.com/politique/elections/presidentielle/presidentielle-2027-les-mesures-de-gabriel-attal-pour-lutter-contre-les-installations-illegales-de-gens-du-voyage_AV-202608040256.html) le candidat à l’élection présidentielle promet désormais une « vraie révolution de notre droit » pour lutter contre les installations sans titre.
Déclaration et autorisation préalables, registre national des convois, saisies de véhicules, nouveau délit de maintien illicite, évacuations accélérées : derrière l’accumulation des annonces et la radicalité du vocabulaire, que propose-t-il réellement ?
Gabriel Attal mélange tout pour mieux réprimer De quelles « installations illicites » Gabriel Attal parle-t-il ?Parle-t-il des grands passages, composés de groupes importants se déplaçant principalement pendant la période estivale à l’occasion de rassemblements traditionnels ou religieux ?
Ou parle-t-il des petits et moyens groupes familiaux qui se déplacent pour des raisons professionnelles, familiales, médicales, à la suite d’une expulsion ou simplement parce qu’ils ne disposent d’aucune solution stable d’habitat ?
Ces phénomènes ne relèvent ni des mêmes causes, ni des mêmes réponses publiques.
Les grands passages sont programmés plusieurs mois à l’avance, coordonnés par des responsables identifiés et supposés rejoindre des équipements spécialement prévus pour eux.
Les déplacements de groupes familiaux plus restreints relèvent bien davantage de la pénurie de lieux de halte, de l’ancrage territorial, de l’habitat et, très souvent, d’une errance contrainte.
Les confondre dans une même catégorie permet de produire un discours simple : il y aurait des « convois » refusant par principe de respecter la loi.
Mais cette confusion rend les mesures annoncées soit inopérantes, soit disproportionnées.