@SentierBattant cela me fait penser à l'auteur américain Charles Patterson qui a écrit "Un éternel Treblinka" dans lequel il fait le lien entre le génocide commis par les nazis et les abattoirs d'animaux. Et y a une logique commune de management derrière (l'industriel antisémite Henry Ford toussa toussa). Notamment les mesures qui visent à rendre l'abattage plus "humain", servent en fait à rendre l'acte de tuer plus distant des travailleurs (ce sont les bourreaux qui sont protégés, pas les victimes).
"Rendre le processus aussi harmonieusement efficace aidait aussi à étouffer les scrupules moraux de la part des tueurs. Neil Kressel écrit que les organisateurs du génocide tentaient de faire en sorte que l'acte de meurtre de masse soit une routine mécanique, répétitive, aussi programmée que possible. « En réduisant la nécessité de réfléchir et de prendre des décisions, la routine du massacre diminue les risques que les participants reconnaissent la dimension morale de leurs actes. » Aux Union Stock Yards de Chicago, Jurgis Rudkus fut frappé par « le sang-froid, la manière impersonnelle » avec lesquels les travailleurs des abattoirs accrochaient les bêtes « sans même faire semblant de s'en excuser, sans l'hommage d'une larme »."
https://bookwyrm.social/book/2279542/s/un-%C3%A9ternel-treblinka