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C'est un des meilleurs Achille Talon, mais aussi un dont les fautes sont les plus visibles.
L'histoire: Lefuneste en a marre des problèmes d'argent, et s'enfuit vers l'ile de Trokatouva, dans l'archipel de Sanzunron. Là, il n'y a pas d'argent, pas de banques. Les gens font du troc. Talon vient avec lui, et, en échange de nourriture, d'habits, etc. offre ses services de conseiller: si vous avez une récolte de bananes et vous voulez une pirogue ou une paire de chaussettes, Talon vous trouvera quelqu'un qui veut bien échanger avec vous. Mieux encore: si vous n'avez pas encore de bananes, il vous trouvera quelqu'un prêt à vous donner une pirogue aujourd'hui contre une livraison de bananes le mois prochain. En bref, il réinvente la banque.
Et en fait c'est assez astucieux, ce fait Greg ici. Il donne au lecteur un enseignement de base sur ce que fait une banque, les problèmes qu'elle aide à résoudre, et qui existeraient avec ou sans billets de banque.
Selon certaines sources, cet album a été commandé par le Crédit Lyonnais, ce qui explique non seulement le thème, mais aussi le fait que le banquier est intelligent, honnête, aimable, beau, et sent probablement la lavande. Enfin, laissons passer. Quoiqu'à la fin, son obligeance tourne presqu'au ridicule, quand il vient en sous-marin livrer une machine qui, sur présentation d'une carte de crédit, livre n'importe quoi: “une nouvelle cravate, des cigares ou un journal illustré”.
Dans n'importe quelle autre aventure d'Achille Talon, ces fautes passeraient inaperçues, ou même feraient partie du gag. Mais ici, l'envie de faire plaisir au client (pas vous, cher lecteur; la banque qui a commandé l'œuvre) devient très apparente.
(comment on Achille Talon et l’archipel de Sanzunron)
Chapter 13
(comment on The Rose Field, p. 228)