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@Gardenia@eldritch.cafe

Post #3990049

2026-03-31 15:32 UTC

Guerre au #Liban : un quart des femmes en danger humanitaire, selon ONU femmes #ONUFemmes se fait l'écho de l'appel du Secrétaire général à "une désescalade immédiate, au plein respect du droit international humanitaire et à un renforcement #Urgent de l'aide humanitaire sensible au genre afin de répondre aux besoins des #femmes et des #filles". ___________ Depuis le 2 mars, ONU Femmes estime à 620 000 le nombre de femmes et de filles contraintes de fuir leur foyer au Liban. Cela représente près d’un quart de toutes les femmes et filles du Liban, et plus de la moitié des personnes déplacées – y compris les communautés libanaises, syriennes, palestiniennes et migrantes. Cette escalade se déroule dans un contexte où les femmes étaient déjà confrontées à des inégalités préexistantes, notamment un accès limité aux revenus, une protection juridique inégale et un accès réduit aux services, insiste ONU Femmes. Aujourd’hui, ces vulnérabilités sont aggravées par le déplacement, la perte de moyens de subsistance et l’affaiblissement des systèmes de soutien. "J’ai rencontré des femmes et des filles contraintes de faire des choix déchirants: fuir leur domicile la nuit sans savoir où aller, perdre les moyens de subsistance de leur famille et abandonner leur sentiment de sécurité et tout ce qui leur était familier", rapporte la correspondante d'ONU Femmes au Liban dans un communiqué. Femmes en grande vulnérabilité 85 % des femmes et des filles déplacées vivent hors des centres d’hébergement officiels. Elles sont logées dans des appartements surpeuplés et selon des modalités informelles, Beyrouth et le Mont-Liban accueillant le plus grand nombre de ces personnes. Il ne s'agit pas seulement de conditions difficiles ; elles engendrent de graves risques pour la protection des femmes et des filles, notamment l'exploitation, les abus et les violences sexistes. Santé mentale Les besoins en santé mentale augmentent rapidement. Les femmes décrivent une peur constante, des insomnies et un épuisement extrême, tout en réconfortant des enfants apeurés. "Pourtant, comme dans toutes les crises, les femmes au Liban sont parmi les plus durement touchées et en première ligne de la réponse humanitaire. Elles prennent soin des familles déplacées, organisent le soutien, distribuent l'aide et contribuent à prévenir l'escalade des tensions, souvent alors qu'elles sont elles-mêmes déplacées", insiste ONU Femmes. __________ https://www.unwomen.org/en/news-stories/press-briefing/2026/03/press-briefing-by-un-women-on-the-situation-for-women-and-girls-in-lebanon #Liban #Lebanon #UNWomen #VSS #SGBV #Metoo #SanteMentale #MentalHealth #DroitInternational #StopIsraelWarCrimes

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  • @Gardenia@eldritch.cafe 2026-03-31 19:03

    TRIBUNE : « Ne laissons pas Israël faire du Liban un nouveau Gaza » Aors que les bombardements israéliens causent des milliers de victimes et près d’un million de déplacés au Liban, la menace d’une dévastation comparable à celle de Gaza se précise. Forte de ses liens historiques profonds avec le Liban, la France doit agir sans délai, écrivent des franco-libanais et franco-israéliens. Depuis le 2 mars 2026, Israël bombarde le Liban sans relâche. Cela faisait des mois que Benyamin Netanyahou menaçait Beyrouth et le Sud Liban de « destructions et de souffrances comme à Gaza. » Nous savons tous, désormais, ce que cela veut dire. Cette menace, terrible, doit être prise au sérieux. Les Libanais connaissent bien le bruit des avions de chasse et des bombes. Mais personne ne s’habitue jamais à la terreur des bombardements, aux nuits d’angoisse, ni à l’idée que des enfants apprennent à reconnaître le bruit d’un avion de guerre avant même d’avoir appris à lire. Prévoir d’infliger au Liban ce qui a été fait à Gaza, alors que Gaza a été presque entièrement détruite et affamée, voilà ce que cela veut dire : au 19 février, on comptait au moins 70 000 morts à Gaza, des centaines de milliers de blessés et près de deux millions de déplacés. Derrière ces chiffres, il y a des familles qui cherchent encore leurs proches sous les décombres, des enfants mutilés ou traumatisés, et des vies brisées. C’est une tragédie que personne ne veut voir se reproduire ailleurs. Au Liban, près d’un million de personnes déplacées Au Liban, près d’un million de personnes ont déjà été déplacées par l’attaque israélienne, soit une personne sur cinq. Et il y a quelques jours, des ministres israéliens ont annoncé l’annexion pure et simple du sud du pays. Israël affirme viser le Hezbollah, mais ce sont les civils qui paient le prix de cette guerre. Le gouvernement libanais recense plus de 1 000 morts et 2 500 blessés. L’armée israélienne tire sur des villages, des quartiers résidentiels et des camps de réfugiés. Elle tue des enfants, des ambulanciers, des médecins, des prêtres, des universitaires et même des casques bleus de l’ONU. Ce ne sont pas des ripostes, mais bel et bien un massacre. Des attaques disproportionnées Cet usage massif de la force contre des civils par Israël s’inscrit dans une logique déjà observée au Liban, inspirée de la « doctrine Dahiya », qui vise à infliger des destructions étendues pour faire pression sur la population. Pourtant, les autorités françaises refusent de qualifier ces opérations de « disproportionnées » – ce qui serait pourtant le minimum. Les attaques israéliennes sont absolument disproportionnées. Depuis novembre 2024, un accord de cessez-le-feu est en vigueur entre les deux pays. Le gouvernement libanais l’a respecté alors qu’Israël l’a piétiné plus de 12 000 fois, selon la Finul (Force intérimaire des Nations Unies au Liban). L’armée israélienne est par ailleurs accusée par l’ONG Human Rights Watch et d’autres observateurs internationaux d’utiliser du phosphore blanc, une arme illégale qui brûle les tissus jusqu’aux os et rend les terres agricoles inexploitables. Il est temps que la France dise clairement « non » Il est temps que la France dise clairement « non ». Nous attendons d’elle qu’elle défende la vie, la dignité humaine et le droit international. La France a les moyens de défendre le Liban. Elle entretient des liens historiques profonds avec le Liban. Jusque-là, rien dans son action n’a été à la hauteur de cette amitié entre nos peuples. Au-delà de ces liens, la France a participé à la médiation du cessez-le-feu et s’est engagée comme garante de son suivi. Elle a la responsabilité politique d’agir pour empêcher une nouvelle catastrophe. Et l’histoire récente montre que les guerres au Liban peuvent conduire à des occupations militaires prolongées par Israël, comme ce fut le cas entre 1982 et 2000. La France peut montrer la voie Les bombardements et la destruction ne créent pas la paix. Et on n’arrête pas des massacres avec de l’aide humanitaire. Nous avons plus que jamais besoin d’une résolution durable de la situation. Or aujourd’hui, c’est le gouvernement israélien qui refuse la voie de la négociation proposée par le président libanais. La France dispose de leviers diplomatiques et économiques réels et elle doit les utiliser. Nous appelons les citoyens français à se joindre à nous pour demander au gouvernement de rappeler son ambassadeur en Israël, comme l’Espagne l’a déjà fait ; de suspendre les accords commerciaux, culturels et sportifs avec Israël ; et de décréter un embargo réel sur les armes et le matériel militaire à destination d’Israël. Ces mesures doivent être mises en place tant que les bombardements et les violations du droit international et du territoire se poursuivent. 1/2 https://www.la-croix.com/a-vif/ne-laissons-pas-israel-faire-du-liban-un-nouveau-gaza-20260331 #LIBAN #LEBANON

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