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@Gardenia@eldritch.cafe

Post #3990047

2026-03-31 19:03 UTC

TRIBUNE : « Ne laissons pas Israël faire du Liban un nouveau Gaza » Aors que les bombardements israéliens causent des milliers de victimes et près d’un million de déplacés au Liban, la menace d’une dévastation comparable à celle de Gaza se précise. Forte de ses liens historiques profonds avec le Liban, la France doit agir sans délai, écrivent des franco-libanais et franco-israéliens. Depuis le 2 mars 2026, Israël bombarde le Liban sans relâche. Cela faisait des mois que Benyamin Netanyahou menaçait Beyrouth et le Sud Liban de « destructions et de souffrances comme à Gaza. » Nous savons tous, désormais, ce que cela veut dire. Cette menace, terrible, doit être prise au sérieux. Les Libanais connaissent bien le bruit des avions de chasse et des bombes. Mais personne ne s’habitue jamais à la terreur des bombardements, aux nuits d’angoisse, ni à l’idée que des enfants apprennent à reconnaître le bruit d’un avion de guerre avant même d’avoir appris à lire. Prévoir d’infliger au Liban ce qui a été fait à Gaza, alors que Gaza a été presque entièrement détruite et affamée, voilà ce que cela veut dire : au 19 février, on comptait au moins 70 000 morts à Gaza, des centaines de milliers de blessés et près de deux millions de déplacés. Derrière ces chiffres, il y a des familles qui cherchent encore leurs proches sous les décombres, des enfants mutilés ou traumatisés, et des vies brisées. C’est une tragédie que personne ne veut voir se reproduire ailleurs. Au Liban, près d’un million de personnes déplacées Au Liban, près d’un million de personnes ont déjà été déplacées par l’attaque israélienne, soit une personne sur cinq. Et il y a quelques jours, des ministres israéliens ont annoncé l’annexion pure et simple du sud du pays. Israël affirme viser le Hezbollah, mais ce sont les civils qui paient le prix de cette guerre. Le gouvernement libanais recense plus de 1 000 morts et 2 500 blessés. L’armée israélienne tire sur des villages, des quartiers résidentiels et des camps de réfugiés. Elle tue des enfants, des ambulanciers, des médecins, des prêtres, des universitaires et même des casques bleus de l’ONU. Ce ne sont pas des ripostes, mais bel et bien un massacre. Des attaques disproportionnées Cet usage massif de la force contre des civils par Israël s’inscrit dans une logique déjà observée au Liban, inspirée de la « doctrine Dahiya », qui vise à infliger des destructions étendues pour faire pression sur la population. Pourtant, les autorités françaises refusent de qualifier ces opérations de « disproportionnées » – ce qui serait pourtant le minimum. Les attaques israéliennes sont absolument disproportionnées. Depuis novembre 2024, un accord de cessez-le-feu est en vigueur entre les deux pays. Le gouvernement libanais l’a respecté alors qu’Israël l’a piétiné plus de 12 000 fois, selon la Finul (Force intérimaire des Nations Unies au Liban). L’armée israélienne est par ailleurs accusée par l’ONG Human Rights Watch et d’autres observateurs internationaux d’utiliser du phosphore blanc, une arme illégale qui brûle les tissus jusqu’aux os et rend les terres agricoles inexploitables. Il est temps que la France dise clairement « non » Il est temps que la France dise clairement « non ». Nous attendons d’elle qu’elle défende la vie, la dignité humaine et le droit international. La France a les moyens de défendre le Liban. Elle entretient des liens historiques profonds avec le Liban. Jusque-là, rien dans son action n’a été à la hauteur de cette amitié entre nos peuples. Au-delà de ces liens, la France a participé à la médiation du cessez-le-feu et s’est engagée comme garante de son suivi. Elle a la responsabilité politique d’agir pour empêcher une nouvelle catastrophe. Et l’histoire récente montre que les guerres au Liban peuvent conduire à des occupations militaires prolongées par Israël, comme ce fut le cas entre 1982 et 2000. La France peut montrer la voie Les bombardements et la destruction ne créent pas la paix. Et on n’arrête pas des massacres avec de l’aide humanitaire. Nous avons plus que jamais besoin d’une résolution durable de la situation. Or aujourd’hui, c’est le gouvernement israélien qui refuse la voie de la négociation proposée par le président libanais. La France dispose de leviers diplomatiques et économiques réels et elle doit les utiliser. Nous appelons les citoyens français à se joindre à nous pour demander au gouvernement de rappeler son ambassadeur en Israël, comme l’Espagne l’a déjà fait ; de suspendre les accords commerciaux, culturels et sportifs avec Israël ; et de décréter un embargo réel sur les armes et le matériel militaire à destination d’Israël. Ces mesures doivent être mises en place tant que les bombardements et les violations du droit international et du territoire se poursuivent. 1/2 https://www.la-croix.com/a-vif/ne-laissons-pas-israel-faire-du-liban-un-nouveau-gaza-20260331 #LIBAN #LEBANON

Replies (1)

  • @Gardenia@eldritch.cafe 2026-03-31 19:06

    La France peut montrer la voie aux autres pays et rejoindre l’Espagne dans un front européen pour le cessez-le-feu réel et durable. Il est encore temps d’agir pour éviter qu’une nouvelle tragédie ne frappe le Liban. (1) Liste complète des signataires franco-libanais et franco-israéliens : Ammar Abd Rabbo, journaliste, photographe ; Chukri Abboud, ancien ambassadeur ; Said Abboudi, Voix Libanaises en France ; Rita abou Hanna, Voix Libanaises en France ; Sharon Bar-Kochva, yiddishiste ; Dr Noha Baz, pédiatre, fondatrice de l’association Les petits soleils, fondatrice du Prix littéraire Ziryab ; Yotam Ben-David, cinéaste ; Esther Benbassa, ancienne sénatrice, professeure émérite à l’EPHE (Université PSL) ; Karime Emile Bitar, géopolitologue ; Dr Rony Brauman, co-fondateur et ancien directeur de Médecins sans frontières ; Mustapha El Riz, ingénieur ; Dania Fakhreddine, Voix Libanaises en France ; Yaël Foigel, productrice ; Dr Ghada Hatem Gantzer, fondatrice de la Maison des femmes ; Jonathan Ginzburg, professeur de linguistiques, Université Paris cité ; Nadim Houry, directeur exécutif, Arab reform initiative ; Itaï Kovacs, historien de l’art ; Alexis de La Tour du Pin, directeur de programmes académiques en écologie ; Yaël Lerer, analyste politique, rraductrice et éditrice, militante pour l’égalité et la justice ; Adam Maor, compositeur ; Angela Menhem, juriste, responsable affaires publiques ; Ron Naiweld, spécialiste de la littérature rabbinique au CNRS, docteur en histoire ; Fadi Osman, Voix Libanaises en France ; Livia Parnes, historienne et guide conférencière ; Alexandre Poidatz, responsable associatif ; Ruth Rosenthal, artiste ; Eyal Sivan, cinéaste, enseignant, essayiste et chercheur indépendant ; Bassem Snaije, enseignant, consultant ; Talya Swissa, juriste ; Yoël Taïeb, traducteur ; Hyam Yared, romancière ; Marie Yared, directrice d’Avaaz ; Elias Zenny, consultant. La tribune, portée par des citoyennes et citoyens franco-libanais et cosignée par des voix franco-israéliennes, est également soutenue par de nombreuses personnalités en France, dont Arié Alimi, Bertrand Badie, Pascal Boniface, Cyril Dion, Gaspard Gantzer, Benoît Hamon, Nicolas Hénin, Vincent Lemire, Agnès Levallois, Thomas Piketty et Christiane Taubira. Chacun pourra rejoindre cet appel et contribuer à en renforcer la portée en signant la pétition. https://secure.avaaz.org/campaign/fr/lettre_ouverte_liban_locb/ 2/2 #LIBAN #LEBANON #PÉTITION #FRANCE

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