Elektrine lite

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@irrlicht@social.lithio.fr

Post #2805082

2026-05-14 07:58 UTC

@le_technicien@eldritch.cafe Voilà c'est lu Merci. D'abord merci parce que du bas de mes difficultés avec la bouffe, lire quelqu'un dont je respecte l'opinion sur la bouffe me dire que "non, c'est pas facile de se faire à manger. C'est difficile, ça prend du temps, de l'énergie et de l'argent" beh ça déculpabilise de ouf. Ensuite merci parce que tu mets en mot un truc que je pense depuis des plombes : que certains services et façon de notamment penser la bouffe (mais aussi le ménage et tout) c'est des gens qui ont pas les moyens qui essaient de se prendre pour des bourgeois. C'est un peu simpliste (enfin j'ai peur que ce soit jugé ainsi) mais avec une pote un jour on se faisait la réflexion que les restau "classique" (pas tradi hein, juste salle, service…) c'est quand même très bourgeois comme façon de penser la nourriture ensemble. Et qu'un truc populaire, c'est la grande bouffe commune autour d'une grosse table genre community kitchen ou pic-nic à 30. Et enfin, beh merci de remettre un peu de sens dans toute cette histoire de merde, qu'heureusement je ne suis pas de près parce que j'ai fui tout ces trucs médiatique mais c'était quand même arrivé jusqu'à moi.

Replies (3)

  • @irrlicht@social.lithio.fr 2026-05-14 08:01

    @le_technicien@eldritch.cafe Du coup je partage cette vidéo qui dit pas mal le même truc que tu dis, avec moins de détails.

    Open ##2805083

  • @Zeph@eldritch.cafe 2026-05-14 08:03

    @irrlicht@social.lithio.fr @le_technicien@eldritch.cafe habitant à côté d'un resto routier et connaissant un peu l'histoire de la nourriture déjà cuisinée, nan le resto c'est pas bourgeois de base ^^' y'a toujours eu en ville des endroits pour se poser et manger pendant une journée où on bosse, soit pour les occasions (le resto du vendredi midi, je l'ai eu avec les collègues de l'usine où j'étais archiviste, avec les gens du centre d'appels sav logiciel...) soit même des restos qui étaient l'équivalent de cantines

    Open ##2805085

  • @hannaeko@gts.lutaines.eu 2026-05-17 09:14

    @irrlicht@social.lithio.fr @le_technicien@eldritch.cafe non, c'est pas facile de se faire à manger. C'est difficile, ça prend du temps, de l'énergie et de l'argent Je repense malgré moi à quand tu me disais que ce que j'avais fait à manger avait eu l'air facile à faire / rapide. La réalité c'est que je passe beaucoup, beaucoup de temps et d'énergie à gérer la bouffe, parce que c'est un des rares trucs que j'arrive encore à faire de manière régulière, parce que c'est un de mes intérêts et parce que c'est du soin pour les personnes qui me sont chères. Mais je suis constamment en train de planifier les prochains repas, à penser aux stocks pour décider de quand faire les courses et quoi acheter en prévision des repas, à réfléchir dans quel ordre je fais les choses que je m'y met, et l'heure à laquelle je dois commencer pour pas manger trop tard. C'est plusieurs heures de boulot par jour, tous les jours, même quand je suis en train de “rien” faire. Et ça m'amène sur un truc qui me frustre et que j'essaie de combattre en moi, c'est que même à mes yeux c'est pas une activité  / un travail que je valorise au même niveau que d'autres. Je pense que ce qui me frustre c'est que c'est un travail éphémère, au final il ne reste rien de ce que je crée, au mieux l'ombre d'un souvenir. Je n'ai pas d'article, d'écrit, de dessin, de chanson, de logiciel, de peluche en crochet, que je peux garder, partager, montrer ou offrir et qui fera se rappeler de moi, ou de ce moment dans le temps. Il ne reste rien de matériel d'un repas, peut être juste un souvenir vague d'un repas banal quotidien d'avoir manger quelque chose sans se rappeler de quoi. J'ai déjà mis du temps à accepter que c'était réel travail et un vrai intérêt qui allait au delà de la tache de devoir manger, et maintenant je suis un peu confrontée à ces questions sur la matérialité et la pérennité de la création.

    Open ##2805100