Post #2733812
2026-04-13 06:07 UTC
Replies (3)
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@oblio@piaille.fr 2026-04-23 08:04
Je suis tombé sur cette article de Émy : https://oniricorpe.eu/log/neurodivergences/apprentissages/ Et je m'étais jamais vraiment fait cette réflexion : mais appliqué des méthodes d'apprentissage normé à une personne neuroa ça a surtout de grande chance de lui créer des traumas. Spoiler : c'est mon cas, j'ai un rapport à l'apprentissage douleureux tourmenté anxieux qui dure depuis mon enfance et qui continue à impacter mes relations quotidiennement. A la fin de son article Émy donne la piste d'appliquer les principes de l'éducation positive canine au neuroa. J'ai envie de creuser tout ça, vous auriez des ressources sur l'apprentissage neuroa ? #apprentissage #neuroatypie
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@irrlicht@social.lithio.fr 2026-04-13 08:36
@oblio@piaille.fr Le rapport au savoir théorique il est super difficile. Et le sujet de "faire" et d'un certains rapport au productivisme, c'est un truc qui me pose pas mal de soucis aussi. Pour mon contexte perso : j'ai grandi surtout en bon élève. Apprendre c'était facile, surtout le par cœur. Articuler ce que je sais, c'est plusse difficile en fonction du type de réflexion demandé. Genre faire des associations d'idées, connecter des concepts comme des engrenages, ça c'est vraiment ma came. Mais réfléchir différemment sur de la résolution de problème, c'est difficile. Pi je suis fainéant. J'aime apprendre par cœur mais pas chercher. Ça m'a valu des grosses difficultés en math. J'aime pas les jeux d'énigme pour des raisons similaires. Bon faut recontextualisé que j'ai fait prépa donc c'est particulier et faut mettre en perspective par rapport à des gens d'autres milieux sociaux qui auraient pas pu y aller. J'suis pas à plaindre en somme 😅. Je me suis longtemps considéré comme uniquement un intellectuel. Pas dans le sens de la supériorité de l'intelligence mais dans un découpage idiot de "manuel versus intellectuel" classique. Non pas que je dévaluais nécessairement le manuel, mais j'étais persuadé que j'étais pas capable. Pas dégourdi. En gros "pas mon truc". Donc je pensais que ma contribution, notamment politique, ce serait d'avoir des bonnes idées. Faire de la théorie. Parce que je pensais le reste inaccessible. Il se trouve qu'en fait : pas du tout. Déjà cette dichotomie est absurde, mais en plusse, je suis capable de mes mains, et en plusse j'adore ça. J'adore la méca, le secourisme, j'ai beaucoup aimé allé en manif, j'aime orga des choses et participer à faire des groupes et monter des actions. Donc j'ai du apprendre mes propres capacités en dé-essentialisant les choses. Ce qui a changé, c'est l'épuisement. J'ai jamais été gros lecteur, mais avant c'est en lisant que j'apprenais des choses, surtout politique. Et j'étais capable de lire des choses difficiles. Maintenant, un livre c'est impossible. J"ai l'espoir que ça revienne mais pour le moment : c'est hors de portée. Donc j'ai commencé à devoir avoir une culture oral, a apprendre en parlant avec des gens qui du coup "lisent pour moi" (c'est juste une façon de parler). Avec l'épuisement généralisé, mes capacités ont beaucoup diminuées. Et j'ai passé une période de ma vie à faire… purin mille trucs. Mouvement sociale, taf, les relations… courir partout et être perçu, et valorisé, comme une personne qui fait mille choses. Et donc l'épuisement à pris tout ça. Et ça me met en grande insécurité. Je vis avec l'impression que quelque soit mon domaine de prédilection, y'a toujours un'e pote qui sait faire mieux que moi. Que même sur mes sujets d"expertises" – au sens de mon investissement dans une discipline pas de la quantité de choses que je sais – je suis jamais "le plusse calé". Au mieux, les autres sont à égalité avec moi plutôt que plusse compétents. J'en parlais justement à une partenaire hier qui me disait "mais tel sujet, les autres ils savent pas faire". Et c'est vrai, sur le sujet mentionné, je suis un peu la plusse calé. Mais, y'a quand même des potes qui en savent plusse mais qui gravitent pas dans les même cercles. Donc mon cerveau cherche activement des contre exemples en permanence. Et comme j'ai pas mal de connaissances (relations) et beh y'a toujours quelqu'un. C'est du style "oui mais bidule est vachement plusse calé que moi sur ce sujet". Et puis y'a le fait que je suis pas spécialement objectivement compétent sur le dit sujet. Je pratique pas et je trouve pas le temps de faire de la place pour apprendre de la théorie. Donc je stagne De tout ça ressort clairement que y'a un énorme point perso de mon propre rapport aux choses. Ce que j'attends de moi, comment j'ai aucune fierté et respect pour ce que je fais parce que c'est jamais assez. Le pire pendant du perfectionnisme. Je vois toujours le mouvement vers l'avant que j'ai : dès que quelque chose est acquis ou accompli, la célébration de ça passe vite et prend sa place la pression pour la chose d'après, le "coup d'après" pour faire une métaphore type jeu de plateau. Ça m'a beaucoup poussé a la performance, mais c'est aussi très exigent et épuisant. Et quand le corps suit plu : ça marche juste pas. Du tout. 1/2
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@Sordna_@mastodon.social 2026-04-15 11:27
@oblio@piaille.fr coucouuuuuuu Jsuis pareil de base Et du coup y a genre 4/5 ans j'ai commencer a déléguer ma memoir à des classeur et j'ai commencer a ranger tout tout tout dans mes classeur A les ranger etc... Et même si c'était pas le bit voulu et bas ça m'a permis d'avoir plus de de memoir Mais en tout cas voilà c'était ma méthode pour maider dans mes souvenir nul Je sais pas si ça peu aider mais voilà Keur