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@A_Mimi@kolektiva.social

Post #2450808

2026-05-09 06:48 UTC

Superbe découverte antivirale. Ce n'est pas du préventif, pas un vaccin, c'est du curatif mais non chimique cette fois et d'une redoutable efficacité. Il reste au moins à étudier quel en est l'effet sur les structures sphériques intracellulaires non virale mais sphériques comme les vacuoles, soit digestives, soit sécrétrices, et les sphérules ribosomales du réticulum endoplasmique granuleux (le REG) présent dans toutes les cellules et en charge de la gestion de l'énergie de la cellule (glucose/ATP/Krebs). L'image du pop-corn utilisée ici est très américaine : tape-à-l’œil et peu explicative en regard de ce qu'on sait faire avec le son. L'image d'une note de musique mettant en résonance des verres à paroi fine, en cristal ou pas, jusqu'à ce qu'ils s'en brisent, éclatent sans qu'on les touche est plus proche de ce qui se passe dans ce qu'ils ont trouvé. L'autre image connue de la résonance est celle d'une troupe traversant un pont suspendu en marchant au pas cadencé : les pieds frappant le pont tous en même temps le font vibrer, osciller et il peut même casser comme ça. C'est pour ça que les troupes traversant les ponts ne le font jamais en marchant au pas. C'est une image plus précise et plus fidèle que celle d'un pop-corn explosant sous l'effet d'une chaleur qui n'a rien de sonore ou de vibratoire au-delà de l'atome. ----- Traduction de https://phys.org/news/2026-05-ultrasound-rupture-covid-flu-viruses.html ----- PHYS-ORG - 7 mai 2026 Les ultrasons détruisent les virus de la COVID-19 et de la grippe sans endommager les cellules constituées (ndt : les virus ne sont pas des cellules) Par Maria Fernanda Ziegler, FAPESP Rédaction : Sadie Harley, rédactrice scientifique Révision : Robert Egan, rédacteur adjoint ----- Des chercheurs de l'Université de São Paulo (USP), au Brésil, ont découvert que des ultrasons à haute fréquence, similaires à ceux utilisés lors d'examens médicaux, peuvent éliminer des virus comme le SARS-CoV-2 et le H1N1 sans endommager les cellules humaines. Dans un article publié dans Scientific Reports, ils expliquent comment ce phénomène, appelé résonance acoustique, provoque des modifications de structure des virus jusqu'à ce qu'ils se brisent et soient inactivés. "C’est un peu comme abattre le virus en criant. Dans cette étude, on montre que l’énergie des vibrations sonores induit des déformations morphologiques sur les particules virales jusqu’à ce qu'elles en explosent, un phénomène comparable à celui qui se passe avec les popcorns. En déformant la structure du germe, la membrane protectrice du virus appelée enveloppe se déforme et se brise ce qui l'empêche de s’attaquer aux cellules humaines" explique Odemir Martinez Bruno, professeur à l’Institut de physique de São Carlos (IFSC) de l’USP, qui a coordonné l’étude. L’inactivation des enveloppes virales avec des ultrasons ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques contre les maladies virales. L’équipe mène d’ailleurs déjà des tests in vitro sur d’autres infections virales telles que la dengue, le Chikungunya et le Zika. Ce traitement alternatif est particulièrement intéressant parce qu'en général le développement des antiviraux est ardu. "Bien que cette approche soit encore loin de l'utilisation clinique, elle constitue une stratégie prometteuse contre les virus à enveloppe parce que le développement d'antiviraux chimiques est complexe et ses résultats sont difficiles à obtenir. En outre c'est une solution écologique parce qu'elle ne génère aucun déchet, n'a aucun impact environnemental et ne favorise aucune résistance virale" explique le Pr Flávio Protásio Veras, professeur à l'Université fédérale d'Alfenas (UNIFAL) et chercheur postdoctoral à la FAPESP. Ces recherches ont réuni des scientifiques de différents domaines. Outre les physiciens théoriciens et les acousticiens de l'IFSC, l'initiative a bénéficié de la collaboration de spécialistes du Centre de Recherche en Virologie et du Centre de Recherche sur les Maladies Inflammatoires (CRID), tous deux affiliés à la Faculté de Médecine de Ribeirão Preto (FMRP-USP), à la Faculté des Sciences Pharmaceutiques (FCFRP-USP) et à la Faculté des Sciences et Techniques de l'Université d'État de São Paulo (UNESP). Ces spécialistes ont contribué aux analyses structurales et toxicologiques à l'aide de techniques telles que la microscopie et la réfraction lumineuse. L'initiative a également bénéficié de la collaboration du Pr Charles Rice, professeur à l'Université Rockefeller aux États-Unis et lauréat du prix Nobel de médecine 2020. Le Pr Rice a fourni des virus fluorescents pour visualisations en temps réel. C'est de la géométrie La découverte a surpris les chercheurs car elle contredit la théorie de la physique classique : la longueur d'onde des ultrasons est bien supérieure à la taille des virus et, en théorie, cette différence de taille empêche toute interaction. "Le phénomène est purement géométrique. Les particules sphériques, comme le sont de nombreux virus à enveloppes, absorbent efficacement l'énergie des ultrasons. C'est cette accumulation d'énergie à l'intérieur du virion qui provoque de façon répétée ces modifications de structure de l'enveloppe virale, ce jusqu'à ce qu'elle se brise. Donc, si ces virus étaient pyramidaux ou carrés ils ne subiraient pas cet "effet popcorn" de résonance acoustique" explique le Pr Martinez-Bruno. Il souligne que l'efficacité de cette technique n'est perturbée en rien par les variants comme ceux observés pendant la pandémie (par exemple Delta puis Omicron) parce que le processus dépend strictement de la forme globale du virus et non de mutations génétiques (ndt : des "récepteurs-harpons" qui tapissent sa surface extérieure et qui déchirent, pour pourvoir entrer dedans, les parois des cellules qu'ils touchent). Réglage de la fréquence "Cette technique n'est pas destinée à la décontamination. Celle-ci existe déjà. Les ultrasons sont déjà utilisés pour stériliser le matériel dentaire et chirurgical mais ils agissent suivant un phénomène physique différent, appelé cavitation, qui détruit la matière organique" précise Martinez-Bruno. Il explique que la résonance acoustique et la cavitation diffèrent principalement par la fréquence utilisée et leurs effets sur les virus et les cellules. "Alors que la cavitation se produit à basses fréquences et détruit les virus et les tissus par l'implosion de bulles de gaz, la résonance acoustique opère à des fréquences élevées, de 3 à 20 MHz" précise-t-il. Concernant la résonance acoustique, il explique que l'énergie sonore interagit avec la structure virale, provoquant des vibrations internes jusqu'à la rupture mécanique de l'enveloppe virale, ce sans modifier ni la température, ni le pH du milieu. "Il en résulte un mécanisme sélectif et sûr car seul le virus absorbe cette énergie et en est déstructuré, c'est sans risque pour les cellules humaines ajoute-t-il. L'article "Ultrasound destabilizes and disrupts the structural integrity of enveloped respiratory viruses", publié dans le Brazilian Journal of Physics (2026), est disponible à l'adresse suivante : https://dx.doi.org/10.1007/s13538-026-02020-y. Détails de la publication : Flavio P. Veras et al., "Ultrasound effective destabilizes and disrupts the structural integrity of enveloped respiratory viruses", Scientific Reports (2026). DOI : https://dx.doi.org/10.1038/s41598-026-37584-x Naruna E. Rodrigues et al., "Trapped Acoustic Energy and Resonances in Spherical Scatterers", Brazilian Journal of Physics (2026). https://dx.doi.org/10.1007/s13538-026-02020-y ----- #science #medecine #virologie #ultrasons #pandemie #covid #zika #dengue #chikungunya

Replies (3)

  • @A_Mimi@kolektiva.social 2026-05-14 03:38

    Superbe découverte antivirale (suite) Je reviens dessus parce que j'ai horreur de ne pas comprendre les "explications" qui se prétendent simples et triviales mais qui enfument plus qu'autre chose et, encore une fois, y a un os, mon intuition est bonne, "on" m'a prise pour ce que "on" est, chose dont j'ai autant horreur que de la première : + Oui, il s'agit bien d'un phénomène de résonance acoustique + Oui, c'est l'invention d'une méthode pouvant à terme contrôler les cellules en les désintégrant sélectivement - Non, ce n'est pas une "inactivation" des enveloppes virales, c'est leur destruction pure et simple. Inactiver implique réactiver et ici c'est impossible, tout a éclaté. + Oui, il n'y a pas d'autre déchet que les bouts de cadavres des virus et les déchets issus des machines utilisées pour les tuer - Non, "analyses structurales et toxicologiques" sans explication plus détaillée c'est du charlatanisme, ça décrédibilise tout l'article puisque ça laisse supposer qu'elles sont essentielles pour atteindre le résultat sans préciser ni comment, ni pourquoi, genre "faites confiance à ma belle blouse blanche", ce d'autant plus qu'il n'y a strictement rien de toxicologique dans cette histoire - Non, ce n'est PAS de la géométrie, vraiment rien à voir, La forme du virus n'est PAS DU TOUT le point clé et non, ça n'a rien à voir non plus avec un popcorn. Tout ce paragraphe, 1/5e de l'article, est purement et simplement à foutre à la poubelle. C'est beaucoup plus subtil donc complexe que ça. J'y viens ci-dessous après ce démontage de cet article d'incompétent(s) au moins en vulgarisation et plus aussi sans doute, article repris tel que par plusieurs médias de vulgarisation, donc par d'autres incompétents où on trouve pourtant des pointures comme phys.org. + Oui, ce n'est pas de la cavitation, le principe de stérilisation non spécifique par ondes courtes. Si ça l'était ce serait non spécifique aussi, donc nécrosant pour tout tissu "traité", virus et cellules qu'elles soient saines ou pas + Oui, les ondes sonores (et non pas leur énergie seule) font entrer en résonance la structure ciblée par la ou les fréquences trouvées pour ce faire, exactement selon le principe que je décrivais pour l'effet briseur de pont du pas cadencé dessus. + Oui les longueurs d'onde sonore entrant en résonance avec les virus ciblés sont différentes de celles pouvant faire réagir de même les cellules autour, elles y sont donc insensibles MAIS cet article n'explique ni comment, ni pourquoi et c'est encore du charlatanisme en blouse blanche. Bon. Maintenant "jesspik, comme même". Déjà, les sources : A- Ce n'est pas la seule étude qui tente le coup des ultrasons pour tuer des indésirables de ces dimensions, la même technique est aussi employée contre des cellules cancéreuses : * https://trustmyscience.com/nouvelle-forme-therapie-ultrasons-permet-neutraliser-selectivement-cellules-cancereuses/ * https://www.osti.gov/biblio/1613956 B-Concernant cette méthode+cible-ci : * https://agencia.fapesp.br/scientists-use-ultrasound-to-destroy-influenza-a-and-covid-19-viruses-without-damaging-human-cells/57968 * https://www.sciencedaily.com/releases/2021/03/210317181639.htm * https://www.nature.com/articles/s41598-026-37584-x * https://bigthink.com/health/ultrasound-coronavirus/ (article de 2021) Ceci n'est pas là pour "faire une belle liste de références", j'ai sélectionné ces articles parce que chacun ajoute quelque chose de pertinent au sujet. Les baratineurs, j'ai laissé. Je précise qu'il n'y a aucune propriété industrielle sur cette technique et que les liens que je donne sont tous en accès libre hormis Nature, comme d'hab. Ensuite, sur la méthode, sans charlatanisme en blouse blanche et sans vente de poudre de Perlimpinpin : Ça se déroule en deux temps : Les fréquences de résonance des virus sont déterminées par modélisation mécanique suivie de vérifications expérimentales. Temps 1 À partir de la séquence génétique et de formes et placements des structures vérifiés par microscopie électronique, on crée des modèles numériques pour les protéines de la capside virale, protéines qu'on agence ensuite pour la reconstituer, 100 % numériquement. Ces modèles simulent les propriétés mécaniques (élasticité, rigidité) et permettent de calculer les fréquences auxquelles la structure se met naturellement à entrer en résonance. Temps 2 On cherche ensuite à valider expérimentalement ces résultats : des solutions virales sont exposées aux différentes fréquences d'ultrasons trouvées. L'efficacité de chaque fréquence est mesurée par des tests biologiques (réduction du titre viral dans des cellules "Vero E6", etc.). => La taille et la forme du virus n'ont aucune importance, seules les élasticité + rigidité de sa structure comptent. => Si ça marche sur les virus et les cellules cancéreuses alors ça peut marcher contre tout type de cellule de n'importe quel organisme, il faut arriver à modéliser sa structure à partir de sa séquence génétique et de vérifications des agencements au microscope. => ensuite tout est dans la puissance de l'appareil qui émet à la longueur d'onde sélectionnée. Comme décrit dans certaines de ces sources, tout peut être nettoyé en moins d'une seconde. Maintenant, on réfléchit et la question est toute simple, triviale : Vu le temps qu'il a fallu pour passer de la découverte de la radioactivité à la bombe atomique, de la mise au point des drones à usage ludique aux drones militaires et de l'IA ludique aux IA militaires et/ou destructrices d'emplois et/ou de viols de copyrights et de données strictement personnelles, dans combien de temps vont apparaître les premières armes à ultrasons capables de désertifier tout un secteur, les humains et tout le reste selon le "besoin", sans laisser aucune trace ? Bonne nuit. Faites de beaux rêves ...

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  • @kfort@social.sciences.re 2026-05-09 06:51

    @A_Mimi@kolektiva.social Ca paraît incroyable !

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  • @A_Mimi@kolektiva.social @SciTania@scicomm.xyz un avis ?

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