Elektrine lite

← Feed

@Leo_Henry@mastodon.gougere.fr

Post #1374844

2026-04-16 08:45 UTC

les auteurices qui quittent Grasset sont bien forcé.e.s de laisser derrière leur back catalog. c'est pas comme si Bololo se voyait priver des oeufs d'or, il vide juste le poulailler. & c'est un point sur lequel il faudrait peut-être taffer à un moment. la cession de droit, pour peu que l'exploitation des bouquins soit continue, vaut pour toujours (ta vie + 70 ans) & ce même si ta maison d'édition passe entre les mains de Lucifer.

Replies (6)

  • sans oublier que les livres déjà publiés & bien vendus (voir best sellerisés) sont les plus profitables pour une maison d'édition - ils sont rentabilisés depuis longtemps & peuvent continuer à faire des petits pour pas un rond pendant des décennies (trads, adaptation, programme scolaire...) Despentes peut se barrer, & elle fait bien, mais la moitié des droits de Subutex va continuer à financer l'ED

    Open ##2561980

  • pour le dire autrement, les contrats d'édition instaurent un rapport de pouvoir entre auteurices & éditeurices tout simplement scandaleux

    Open ##2561981

  • @mag@piaille.fr 2026-04-16 08:49

    @Leo_Henry@mastodon.gougere.fr Je crois que Schneck veut essayer de récupérer ses droits, justement. Je me demande comment elle va s'y prendre.

    Open ##2561982

  • @aaribaud@mastodon.art 2026-04-16 08:55

    @Leo_Henry@mastodon.gougere.fr On note au passage que la cession par l'auteur de ses droits patrimoniaux est définitive alors que le simple droit d'accès à l'œuvre par le "consommateur" est rétractable par l'ayant droit à sa guise (exemple : jeu vidéo et livres ou audiovisuel dématérialisé).

    Open ##2561996

  • @agarwaen@ludosphere.fr 2026-04-16 10:44

    @Leo_Henry@mastodon.gougere.fr Un chapitre de plus à ajouter au livre noir du droit de propriété de l'immatériel.

    Open ##2561997

  • @Weirdaholic@piaille.fr 2026-04-25 19:19

    @Leo_Henry@mastodon.gougere.fr le problème s'était déjà posé lors de l'affaire Marsan... Sauf que comme Bragelonne n'est pas Grasset, personne n'avait suggéré de créer une clause de conscience. En fait un.e scribe peut invoquer son droit moral pour faire cesser l'exploitation d'un ouvrage, mais il/elle ne peut alors pas le republier alors. Le problème de la clause de conscience est de savoir où fixer le curseur, juridiquement parlant (aucune maison d'édition n'acceptera qu'un.e scribe puisse partir avec tous ses droits à sa guise, donc il faut une condition du type "désaccord sur les valeurs telles qu'exprimées par des déclarations publiques réitérées").

    Open ##2561999