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@unluckyhaircut@corneill.es

Post #3665920

2026-07-08 06:52 UTC

Pour le point 1, on sait depuis longtemps que l'état hypnotique est différent de l'état d'éveil ordinaire, notamment les ondes sont différentes, ça active des zones du cerveau différentes, mais avec de grosses variabilités selon les protocoles. Le point 2, la sensibilité à la suggestion se répartie en cloche, avec environ 15% de personnes réfractaires, 15% de personnes très sensibles, et le reste dans une moyenne. On sait aussi que les enfants sont très sensibles, ça baisse un peu à l'adolescence et ça se stabilise ensuite dans le temps. Et il semble y avoir des bases biologiques à la suggestibilité, pas seulement psychologiques. C'est le point 3 qui est encore peu compris, et qui est plus intéressant d'un point de vue clinique (même si les protocoles de neurosciences sont bien éloignés de la clinique évidemment) #HypnoBlabla

Replies (1)

  • @unluckyhaircut@corneill.es 2026-07-08 07:01

    Donc ce qui est observé c'est qu'en transe hypnotique c'est toujours un modèle top-down. Il y a à la fois des zones de haut niveau et des zones de bas niveau qui sont recrutées, par ex. l'aire visuelle au niveau occipital (bas niveau) et des régions pré-frontales (haut niveau) et les zones de haut niveau viennent moduler l'interprétation des inputs sensoriels. En gros, si on suggère la surdité à un son, l'aire de bas niveau qui traite le son fonctionne bien, mais c'est le traitement de l'information sensorielle qui est inhibé et module la perception qu'on a du son. Là il (j'arrive pas à retrouver son nom, j'éditerai plus tard) nous a présenté 2 modèles, qui expliquent différents aspects, le modèle du codage prédictif et celui de l'espace de travail neuronal global.

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