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@yvesrmorin@reseau.libresocial.quebec

Post #2241808

2026-05-08 10:54 UTC

Certaines personnes font des enfants comme on adopte une mode. Sur le coup, ça semble beau, valorisant, presque automatique. Puis arrive l’été, les journées trop longues, les responsabilités, les crises, les besoins constants. Et soudain, le camp de jour devient moins un endroit pour divertir les enfants qu’un stationnement humain temporaire. On entend des phrases comme : « Enfin un peu de paix » ou « Je vais pouvoir m’en débarrasser pendant huit heures. » Dit à la blague, parfois. Mais à force de le répéter, ça finit par révéler quelque chose de plus triste : des adultes qui ont voulu le titre de parent sans accepter ce que ça implique réellement. Faire des enfants sans vouloir s’en occuper, c’est lourd de conséquences. Un enfant le sent quand il dérange. Il comprend vite quand on cherche seulement à le faire taire, l’occuper ou l’envoyer ailleurs le plus souvent possible. Ce n’est pas le camp de jour le problème. Au contraire, ça peut être un lieu magnifique pour socialiser, apprendre et s’amuser. Le problème, c’est l’attitude de certains adultes qui voient leurs enfants comme un fardeau avant même de les voir comme des humains. Être parent, ce n’est pas juste publier des photos de famille ou survivre jusqu’à la rentrée scolaire. C’est être présent, écouter, encadrer, aimer même quand c’est fatigant. Sinon, pourquoi avoir voulu des enfants au départ? Un enfant n’a pas demandé à naître. Quand un adulte choisit cette responsabilité mais refuse ensuite d’y consacrer du temps, de l’énergie ou de l’attention, ce n’est pas l’enfant qui échoue. C’est l’adulte. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2252313/camps-de-jour-montreal-cssdm-ville-aout

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