Post #2154842
2026-05-03 22:24 UTC
«Il y a un risque d’atrophie cérébrale»
En parallèle de la multiplication des tâches, la nature même du travail change. Les développeurs ne codent plus, mais supervisent le travail des intelligences artificielles. Sauf que relire le code d’un humain, ce n’est pas la même chose que d’évaluer le code généré par une machine.
«Quand on code avec des humains, je sais qui l’a fait, je connais les patterns, explique Loïc, 28 ans, ingénieur en machine learning. Mais quand c’est un LLM, c’est du code plus générique, ça demande plus de concentration, plus de temps et il y en a beaucoup plus.»
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@Shibanarchiste@piaille.fr 2026-05-03 22:24
Autrement dit, les gains de productivité ne sont pas automatiques. «Un projet qui prend cinq jours, on nous dit de le faire avec l’IA en cinq minutes, continue-t-il. Mais quand j’ai passé deux heures à bosser avec des agents, j’ai le cerveau grillé, sans me rendre compte de pourquoi je suis aussi fatigué.» Simon abonde : «Tu lances le robot, t’as un résultat en deux secondes, donc t’as l’impression d’un gain de temps immédiat. Mais quand tu te rends compte que c’est pas bon, tu vas devoir corriger derrière, tu vas aller fouiller pour débugger, et le debugging, ça prend plus de temps, surtout quand tu n’as pas codé.» 20/