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@FoucPerotin@bdx.town

Post #1796415

2026-04-25 14:42 UTC

(Patience… post Facebook d’André Markowicz, suite) L’Ukraine est toujours en action, toujours tendue vers une résistance active, j’allais dire inventive, et c’est bien cela qui frappe. On en arrive à ce paradoxe : non seulement l’Ukraine a l’armée la plus puissante en Europe, mais c’est l’armée la plus innovante, et, malgré les dénégations de Trump, c’est bien l’Ukraine qui apprend aux USA comment combattre les drones « low-cost » utilisés par l’Iran, – lesquels drones peuvent, comme nous le voyons, mettre quasiment à genoux la puissance américaine. – C’est l’Ukraine qui apprend à toutes les armées de l’OTAN (dont elle n’est toujours pas membre) les techniques de la nouvelle guerre, – pas celle des armements à des millions de dollars pièce, mais la guerre pauvre… Et c’est l’Ukraine qui, aujourd’hui, traite d’égale à égal avec les puissances qui, voici quatre ans, lui apportaient une aide si parcimonieuse, et si orientée… Pas pour la faire gagner, comme nous savons, mais, juste comme ça, pour « éviter l’escalade ». Aujourd’hui, l’Ukraine résiste aux pressions « amicales » de ses alliés pour ne pas trop attaquer les terminaux pétroliers, – parce que ces attaques peuvent, elle aussi, jouer sur le prix des matières premières. – D’un côté, comme le souligne Hana Gauer, elle rouvre sa section de pipeline Droujba, et la Slovaquie et la Hongrie vont recevoir leur pétrole, mais, en échange, elle, elle reçoit le prêt de 90 milliards que lui interdisait le véto d’Orban… – Sachant que, justement, ces 90 milliards sont un prêt, et que, ce prêt, l’Europe a tous les intérêts à le lui accorder… Une chose est sûre : au bout de quatre ans, l’Ukraine n’est plus « l’assistée du monde libre ». Elle est sa défense et son partenaire. ❦ En Russie même, les photos de Tuapsé disent la réalité : non, ça bouge vraiment. Poutine a annoncé lui-même une récession de 1, 8% pour les deux premiers mois de 2026, ce qui est gigantesque, et, évidemment sous-estimé, parce que les statistiques officielles sont toujours biaisées. Mais il annonçait lui-même que ces chiffres touchaient l’ensemble de l’économie, – tous les secteurs, et c’est la première fois qu’il admettait une chose pareille. Jusque-là, le discours officiel était que « l’opération spéciale » n’avait fait que profiter à l’économie russe, et que les « substitutions d’import » (ou quel est le terme français pour dire ça ?) fonctionnaient à plein. Imagine-t-on Poutine reculer ? Évidemment que non. La question posée est celle de savoir s’il a les moyens d’accroître encore son effort de guerre. – Les Ukrainiens tuent ou blessent tous les jours quelque chose comme 1000 hommes (souvent plus, rarement moins) pour, en définitive, contraindre Poutine à prendre la seule mesure qu’il ne veut pas prendre : décréter la mobilisation (on a vu, fin 2022, l’effet catastrophique qu’avait produit l’appel de 300000 conscrits). Je ne doute pas qu’il finira par le faire, et que tout mène à cela, – surtout, aujourd’hui, la suppression de facto, des liaisons internet, – disons le ralentissement global (sans parler de l’interdiction de Télégram et de Youtube). La chape de plomb est supposée être totale, le moment venu. – Mais la Russie, avec une récession toujours plus forte (rien ne laisse à penser que les mois de mars et d’avril seront meilleurs que janvier et février) peut-elle fournir la logistique pour les mobilisés ? Il semble bien que non. Sur le front, en tout cas, ni en mars ni en avril, la Russie n’a plus avancé du tout, et la grande offensive annoncée pour le printemps – lancée sur tous les fronts – a, jusqu’à présent, échoué dans l’œuf, avec les pertes que nous savons. C’est l’Ukraine qui reprend du terrain, – des reconquêtes infimes, pourtant, – qui, en elles-mêmes, sont tout sauf décisives. Mais voilà, jour après jour, ça continue, – ce qu’on appelle « l’attrition » (un mot que j’ai découvert il y a quatre ans). Epuiser l’autre en essayant de s’épuiser un peu moins. Patience, patience… Tous les jours, depuis plus de quatre ans, essayer de le dire, tout ça, – de dire ce qui ne peut pas se renouveler, parce que c’est toujours pareil. Pareil et pas pareil, pourtant, comme les jours qui passent. Et, dans le fracas des jours, tenter d’apercevoir le bourgeon, – à défaut du fruit mûr. 2/2 #Ukraine #Russie #AndreMarkowicz

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