Post #1659044
2026-04-22 11:42 UTC
Une dissolution du régime
Mais ce n’est pas non plus un régime de cohabitation comme on en a connu dans le passé, quand une majorité parlementaire peut imposer ses choix à un président ramené à sa fonction ornementale. « La dissolution de 2024 est le symptôme d’une dissolution du régime lui-même dans ses diverses dimensions, écrivent les juristes Denis Baranger et Olivier Beaud dans La Dissolution de la Ve Rép. La situation institutionnelle en résultant aurait dû conduire à la renaissance d’un régime parlementaire, initialement prévu par les constituants de 1958, renaissance entravée toutefois par les acteurs, et en premier lieu par le chef de l’État. »
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Replies (1)
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@Shibanarchiste@piaille.fr 2026-04-22 11:42
Ce qui a émergé est en effet très différent. L’absence de majorité parlementaire n’a pas conduit à la constitution de majorités stables et permanentes. Et dans ce vide s’est imposée une nouvelle gouvernance : celle d’un exécutif qui semble invulnérable aux décisions de l’Assemblée et qui, de plus en plus, est capable de gouverner sans elle. C’est-à-dire d’avoir recours à un régime de décrets-lois. 8/