@dormirajamais@flipboard.social
Post #1225362
2026-04-05 10:13 UTC
Je ne partage qu'en partie ce point de vue qui a pourtant le mérite de pointer du doigt des éléments essentiels. Si l'on fait le parallèle avec la mémoire de la Shoah, et il faut le faire, la publication en 1947 de Si c'est un homme - et d'autres témoignages dans l'immédiat après-guerre - était passée inaperçue. Pendant longtemps aussi, on a su sans savoir, sans vouloir prendre la réelle mesure de l'extermination. Alors, non, la publication de nouveaux ouvrages ne participe en rien à "cette mise en scène permanente de l'amnésie" (sans compter que Benjamin Stora est un bien mauvais conseiller, mais c'est une autre histoire). Il reste que, oui, toutes ces vérités, tragiques sont une tache terrible dans l'histoire de notre pays - qui ne peut, parce qu'il n'a jamais tourné la page, parce qu'il ne peut rappeler dans ce cas qu'il s'agissait d'une autre époque, d'un autre régime honni , comme il peut en partie légitimement le faire pour la collaboration. La question essentielle est de parvenir à toucher le grand public et à installer dans les consciences un discours de vérité. Chaque livre, chaque film, chaque partage ici ou ailleurs y participe. Et dans la période que nous traversons, ce n'est pas, loin s'en faut, un débat strictement historiographique ou même éthique. C'est une question politique. https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/04/05/camps-de-regroupement-en-algerie-comment-reparer-ce-qui-est-sans-cesse-redecouvert_6676893_3232.html?search-type=classic&ise_click_rank=1
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